| Expositions LA SHOAH PAR BALLES 2007 - Mémorial de la Shoah. Paris. Puis, New York, Oslo, Amsterdam, Bruxelles...
Entre 1941 et 1944, près d’un million et demi de Juifs d’Ukraine a été assassiné lors de l’invasion de l’Union soviétique par l’Allemagne nazie. L’immense majorité est morte sous les balles des Einsatzgruppen (unités de tueries mobiles à l’Est), d’unités de la Waffen SS, de la police allemande et de collaborateurs locaux. Seule une minorité d’entre eux l’a été après déportation dans les camps d’extermination.
ZPPAUP : GRENOBLE AUTREMENT 2006 - La Platerforme. Grenoble.
Les Journées du Patrimoine seront l’occasion d’inaugurer l’exposition « Grenoble autrement » qui présente, à travers le regard du photographe Guillaume Ribot, une vision poétique de notre ville. Les quarante clichés noir et blanc exposés ont été pris avec un sténopé, l’ancêtre de l’appareil photo. Cette simple boîte en bois percée d’un trou, sans objectif ni déclencheur, livre des images surprenantes où Grenoble apparaît tour à tour démesurée, déformée, intemporelle, immobile… Derrière l’image une autre ville apparaît, la nôtre.
LIBRES ! LIBRES ? 2006 - Ancien Musée de peinture. Grenoble. (exposition collective)
L’exposition 2006 se compose de deux volets distincts : une exposition collective présentant des créateurs contemporains et une exposition monographique autour de l’oeuvre d’un grand photographe du XXe siècle. La première « Libres ! Libres ? », est consacrée à de jeunes photographes. Deux axes de réflexion se dégagent de leur remarquable production : la liberté des peuples (point de vue social et politique de la liberté, place de l’homme dans la société, etc.) ou la liberté formelle (point de vue esthétique, inventivité de la composition, regard inusité, détournements techniques, innovations, etc.).
DES MURS ET DES HOMMES 2005 - Fort Barraux. Isère
Sur le plan architectural, Fort Barraux retrace l’histoire de la fortification entre le XVIe et le XIXe siècle. La masse des systèmes de défense, la sobriété des constructions imposent un sentiment de puissance. Sur le front de Grenoble, le cavalier casematé, soutenu par ses voûtes juxtaposées, pourrait tenir encore plusieurs siècles. Tout autour du fort, les bastions et les demi-lunes semblent encore attendre crânement les assauts ennemis. Tout paraît inébranlable. Mais le temps joue son œuvre. Lentement.
ET SI C'ÉTAIT VOUS... 2004 - Exposition itinératnte en Isère.
Cette exposition a été réalisée à l’initiative du photographe Guillaume Ribot avec le soutien de Ligue contre la violence routière Isère (LCVR 38), le Conseil Général de l’Isère et la DDE de l’Isère. Ce travail a pour but de mettre en exergue l’aspect humain du drame que représente la violence routière. Une série de portraits de protagonistes, accompagnés de leurs témoignages manuscrits, seront présentés sur la première face de ces silhouettes à hauteur d’homme. La force de l’expression saisie par le photographe dans des portraits d’une haute qualité, le caractère intimiste des témoignages qui les accompagnent permettent aux visiteurs de s’identifier à ces personnages et de vivre virtuellement une histoire…Un deuil, celui de Pierre-Hugues par exemple et d’entrer dans le chaos du quotidien de tous ceux dont la violence routière a précisément dévasté la vie. Cette démarche doit conduire à une remise en question de chacun dans son comportement face à la route par la réflexion et la discussion.
MÉMOIRES D'ALZHEIMER 2004 - Maison de santé Reyniès. Grenoble
Guillaume Ribot a découvert la maison de retraite Reyniès lors d'un reportage, il est photographe de presse. II a été touché par l'atmosphère particulière régnant dans cet endroit qui accueille notamment des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer. Pendant cinq mois, il a régulièrement, et discrètement, investi les lieux réalisant un travail de proximité allant bien au-delà du simple reportage. II nous livre des instants de vie, un témoignage émouvant et pudique.
SI NOUS CESSIONS D'Y PENSER 2003 - Musée de la résistance et de la déportation. Grenoble.
Si nous cessions d'y penser, nous achèverions de les exterminer et ils seraient anéantis définitivement. Les morts dépendent entièrement de notre fidélité", dit le philosophe Vladimir Jankélévitch. Fort de cette vérité et après avoir visité le camp d'Auschwitz-Birkenau une première fois avec un groupe d'élèves, Guillaume Ribot y retourne en avril 2002. Pourquoi ? Parce qu'il prend alors conscience du danger de dissolution progressive auquel est exposée la mémoire des lieux. Chacune de ses photographies, durant une semaine, obéit alors à la même urgence, celle de résister obstinément à l'usure du temps et d'alerter ses contemporains sur les conséquences de l'effacement des traces. Au désastre de l'extermination succèderait, comme l'annonce Jankélévitch, une seconde catastrophe, celle de l'oubli définitif d'une mémoire pourtant protectrice.
A côté d'images tristement familières, comme la rampe ou l'entrée du camp et sa devise "Arbeit macht Frei", Guillaume Ribot rompt avec les représentations habituelles. Un lac paisible, une clairière ensoleillé, là; aucun vestige ne permet plus d'identifier l'Auschwitz des nazis et de l'extermination de l'homme par l'homme. Des vers de Nelly Sachs accompagnent ces photographies. Grande figure de la poésie, prix Nobel de littérature en 1966, allemande et juive, Nelly Sachs donne en effet dans son oeuvre une place centrale au souvenir de la Shoah qui l'a séparée à jamais de l'homme qu'elle aimait et contrainte à l'exil. Par cette exposition, le Musée de la Résistance et de la Déportation de l'Isère propose une réflexion sur la fragilité de la mémoire des lieux et les moyens d'y pallier. Que demeure-t-il aujourd'hui d'Auschwitz, lieu symbole du meurtre de masse et, au-delà, des camps de la déportation ? Comment soustraire de l'effacement les traces tangibles de l'horreur, tandis que "l'ère des témoins" s'achève et que le regard de l'artiste s'avère participer des possibles recours ?
LE TRANSSIBÉRIEN 2000 - Gare SNCF. Grenoble
Passer sept jours dans un train pour aller d'un continent à un autre, c'est ce qu'a fait Guillaume Ribot lors de son excursion à bord du Transsibérien. De son voyage, il reste des photos. A voir jusqu'au 28 mai à la gare de Grenoble. Quoi de mieux qu'une gare pour exposer des photos de voyage ? Voyage au bout du monde diront certains, voyage dans Ie Transsibérien précisera Guillaume Ribot. « En choisissant d'afficher mes photos derrière les guichetiers de la gare, je savais que les voyageurs, en achetant leur billet de train y déposeraient un regard ne serait-ce que furtif.» L'idée d'une telle exposition a trotté longtemps dans l'esprit du photographe. Mais par manque de temps, le projet n'a pu voir Ie jour. Aujourd’hui, c'est chose faite. C'est ma façon de suggérer au spectateur de regarder. Les halls où tout Ie monde se presse et attend son tour, comme à I'ANPE ou à la Sécurité sociale par exemple, sont propices aux expositions. Une vingtaine d'images en noir et blanc d'un voyage entre Moscou et Pékin interpellent Ie voyageur qui devient spectateur. Moscou-Pékin, c'est 9 000 km à l'aller et 7 000 au retour. Des milliers de kilomètres a I'intérieur d'un wagon à regarder au-dehors, à attendre le prochain arrêt puis repartir. Guillaume Ribot est parti sur les traces de la « Prose du Transsibérien », poème de Blaise Cendrars qui, a-t-il confié, « m'a toujours fasciné ». Un Blaise Cendrars qui répondait, a ceux qui lui reprochaient d'inventer ses voyages : « Qu'importe si j'ai pris ce train, puisque je Ie fais prendre à des milliers d’autres ». De ses diverses lectures, Guillaume Ribot est allé voir ce qu'était Ie Transsibérien. « C'est un voyage assez impressionnant. On traverse un fuseau horaire tous les jours. Et on découvre des endroits qui semblent appartenir à un autre siècle. Je me suis retrouvé au beau milieu de paysages d'il y a une cinquantaine d'années si ce n'est plus. » Guillaume Ribot fait part de ses émotions avec une passion non dissimulée. II parle avec les yeux, qui se font reflet de son coeur. L'artiste est parti d'un continent et arrive, au bout de sept jours, sur un autre, comme il se plait à Ie préciser. C'est une épopée dans l'actualité. Un voyage sur les traces de Blaise Cendrars. Guillaume a retrouvé les mots de l'auteur tout au long de son voyage, confiant; "tous les arrêts sont identiques. La même ambiance règne sur les quais de gare. J'avais l’impression que Ie temps s'était figé. » Le Dauphiné Libéré. Malika Hamma. |

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