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Guillaume RIBOT - Livres Livres


STRUTHOF - APRÈS L'ÈRE DES TÉMOINS

Ce livret sur le camp de concentration du Struthof, édité par l’AFMD38, est original à plusieurs titres ; il comprend : des photos d’archives, mises en perspective avec des photos contemporaines permettant de voir et de comprendre ce qui s’est réellement passé dans ce lieu, dès son ouverture en 1941 et jusqu’à aujourd’hui. Des dessins faits par des déportés, pendant leur détention et aussitôt après leur libération ; ces dessins, par leur force émotionnelle, rendent compte d’une façon tout aussi véritable des souffrances subies par les milliers d’hommes qui ont séjourné là. Les témoignages rapportés ici par écrit soulignent page après page l’authenticité de ces documents, et font entendre la présence permanente de la mort dans l’intimité de la vie de chaque jour. Les visiteurs, et parmi eux, surtout les jeunes, pourront, grâce à ce livret où rien n’est présenté au hasard, retrouver les liens visibles ou cachés entre le présent qu’ils observent et le passé qui se révèle à eux peu à peu ; en apprenant à questionner ce lieu, ils pourront recoller quelques morceaux de sa mémoire, comprendre « ce qui s’est réellement passé » entrer dans la « culture de la mémoire », celle qui ouvre l’esprit vers les 360° de l’intelligence.

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LES FUSILLADES MASSIVES DES JUIFS EN UKRAINE 1941-1944

Cet ouvrage témoigne d'une histoire de la Shoah qui reste méconnue. Entre 1941 et 1944, près d'un million et demi de Juifs d'Ukraine a été assassiné, lors de l'invasion de l'Union Soviétique par l'Allemagne nazie, sous les balles des Einsatzgruppen (unités de tueries mobiles à l'Est), d'unités SS et de collaborateurs locaux. Depuis 2004, l'équipe de recherche de Yahad-in-Unum retrouvent des témoins de ces massacres afin de localiser les sites d'exécution. Les résultats de leurs recherches sont présentés au sein de ce catalogue d'exposition. Il comprend également 2 DVD, sept heures de témoignages sur le déroulement des exécutions en Ukraine. Ils émanent de personnes ayant été réquisitionnées, de rescapés ou de témoins directs.

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CAMPS EN FRANCE

Ce livre analyse et permet de visualiser de façon scientifique et rigoureuse le fonctionnement du système d'internement en vigueur en France durant la période vichyste. Une partie de ce système répressif largement méconnu est passée au crible à travers l'histoire d'un homme : Gerhard Kuhn. Ce Juif allemand, expulsé d’Allemagne en 1940, a traversé 5 années d’internement et de déportation, dont deux sur notre territoire, dans différents camps : Gurs, Rivesaltes, 133e Groupement de travailleurs étrangers de Saint-Privat, Fort Barraux, Vénissieux, Drancy avant sa déportation vers Auschwitz puis Kaufering, un kommando de Dachau. La reproduction de documents administratifs originaux démontrent implacablement l’implication du gouvernement de Vichy. L’histoire universelle est ramenée à celle d’un homme au travers des documents nominatifs concernant Gerhard Kuhn. En parallèle, le photographe Guillaume Ribot nous questionne sur l’effacement des traces des lieux de mémoire en proposant des images contemporaines de chacun des lieux précités. L’historien Tal Bruttmann présente chacune de ces structures. La préface de l’ouvrage est rédigée par Denis Peschanski, Directeur de recherche au CNRS (centre d'histoire sociale du XXe siècle, Paris-1).

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CHAQUE PRINTEMPS LES ARBRES FLEURISSENT A AUSCWHITZ

Que reste-t-il de I'horreur, lorsque I'horreur a cessé? Alors que les témoins directs s'éteignent peu a peu, Guillaume RIBOT a voulu se rendre compte de la manière dont I'imprescriptible résiste face a I'usure du temps. En avril 2002, il s'est rendu aux camps d'Auschwitz et de Birkenau; il en a rapporte un reportage qui trouble profondément; et parfois même jusqu'a la gêne. Si certains de ces clichés correspondent a ce que nous savions du lieu et à ce que nous attendions qu'on nous en montre (les rails et les barbelés, les monceaux de chaussures et I'uniforme rayé des déportés, l'entrée du camp et sa cynique devise Arbeit macht frei) d'autres prises de vue nous enseignent, non sans subtilité retorse, a quel point il convient de se défier des apparences. Ainsi, le photographe saisit des bâtiments a I'allure extérieure de fermes paisibles, puis nous montre I'intérieur : de sinistres alignements de grabats. Ailleurs, il donne à voir un beau mur de pierres de taille ; et il faut faire preuve d'observation pour remarquer les modestes bouquets de fleurs déposés a son pied et comprendre soudain I'usage de cet édifice : un mur d'exécution. Comment savoir, si on ne nous Ie dit pas, que cette pièce aux murs nus et aux lampes scintillantes faisait naguère office de chambre à gaz ? Ou bien que ce bel étang, imprégné de romantisme bucolique, recouvre en réalité la fosse ou les nazis déversaient la cendre des morts ? Cette vérité, Guillaume RIBOT nous I'assène continûment: ces lieux étaient hier une abomination, ils sont aujourd'hui un musée. Si, à Birkenau, toutes les installations ont été dynamitées par les nazis avant de fuir et qu'il ne reste d'elles désormais que quelques ruines difficilement identifiables, à Auschwitz en revanche, tout a été soigneusement reconstruit avec un sens de la scénographie qui peut facilement prêter a confusion. Mais quoi ! Les dépositaires de ces lieux de mémoire doivent incessamment naviguer entre deux écueils: reconstituer Ie lieu, c'est risquer à tout moment de Ie dénaturer; ne pas Ie reconstituer, c'est prendre Ie risque qu'il retourne au néant. Ce travail est une formidable leçon sur ce que nous voyons des choses et ce que I'image veut bien consentir à nous en livrer. Il nous fait pressentir les pièges dans lesquels notre regard tombe immanquablement: comment Ie sentiment de beauté pathétique que nous éprouvons devant toute ruine pervertit Ie message que ces ruines nous adressent; ou comment Ie noir et blanc choisi par Ie photographe connote ses cliches, leur conférant un nimbe d'esthétisme trompeur. Avec beaucoup de rigueur dans la composition de ses images, Guillaume RIBOT prétend qu'il en est de la mémoire comme des lieux: si on ne les entretient pas, ils disparaissent. Les morts n'étant plus, ne restent que les murs; se soucier des murs, c'est alors se souvenir des morts. Jean-Louis Roux

UN DIMANCHE SANS ZIDANE

L’USV est un club de football du nord de l’Isère. Là où les terrains gèlent en hiver et où la pelouse, lorsqu’elle s’est décidée à reparaître, semble toujours en retard d’une saison. Les infrastructures du club sont au diapason : filets troués, terrain miné, moyens désuets. Mais en partageant le cours d’une saison particulièrement chaotique avec Gérard, le président à tout faire, Didier, l’entraîneur paraplégique surmotivé, Keith, son adjoint et David, le stoppeur dévoué, c’est une formidable alchimie qui s’offre au regard du lecteur. Loin des clameurs et des lumières qui font le quotidien des équipes professionnelles, loin de la gloire, des transferts mirobolants et des voitures de sport, l’Union Sportive Valdainoise est un club comme il en existe des milliers d’autres en France. Ce film photographique, réalisé l’espace d’une saison, reflète le quotidien de ces hommes : joueurs, entraîneurs et dirigeants ordinaires qui révèlent parfois quelque chose d’extraordinaire.

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BÉRYL ET LES AUTRES

Béryl est née à terme, le 24 Avril 1989, et rien ne laissait entrevoir qu'elle avait un handicap. C'est vers l'âge de six mois que les premiers symptômes commencent à inquiéter ses parents. Béryl ne saisit pas les objets, ne se retourne pas, ne peut se tenir assise. Ils apprennent qu'elle souffre d'une lésion cérébrale importante. Longtemps, le cœur meurtri, ils se sont demandé de quelle façon ils pourraient l'aider. Ils découvrent alors l'existence d'une méthode appelée le patterning, mise au point par Glen Doman, un physiothérapeute américain. Grâce à des gestes simples et répétitifs, il s’agit d’apprendre aux parties saines d'un cerveau endommagé à remplir les fonctions normalement assurées par les parties atteintes. Avec l’aide de nombreux bénévoles, les parents ont décidé de prendre leur enfant en charge complètement. Une formidable communauté d’entraide et d’espoir s’est créée entre toutes ces personnes qui viennent donner de leur temps. En retour, Béryl leur offre sa joie de vivre, ses sourires et son abnégation dans l’effort quotidien. Ces images, réussissent à exprimer ce que cette jeune fille prisonnière de son corps ne peut dire.

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Libres ! Libres ? (ouvrage collectif)

L’ouvrage se compose de deux volets distincts : l’un, monographique, intitulé « Lee Miller : un regard libre » est dédié à la célèbre photographe d’origine américaine, reporter de guerre, égérie du mouvement surréaliste, photographe pour le magazine Vogue. L’autre, collectif, présentant des créateurs contemporains. Deux axes de réflexion se dégagent de leur remarquable production : la liberté des peuples (point de vue social et politique de la liberté, place de l’homme dans la société, etc.) ou la liberté formelle (point de vue esthétique, inventivité de la composition, regard inusité, détournements techniques, innovations, etc.). Guillaume Ribot est l’un d’eux. L’écrivain et critique artistique, Jean-Louis Roux, décrit ainsi son travail : « Corps sans visage, corps sans tête, corps sans sexe, corps sans identité… Quartiers de viande sortis de l’équarrissage ou bien chairs rongées par les acides : Guillaume Ribot soumet son propre corps au travail, au tourment. Ses autoportraits nus donnent de lui une vision fragmentée, dissociée, dépecée, parfois même dissoute. Il y a beaucoup d’âpreté, dans ce qu’il s’impose et nous expose : appareil des muscles astreint aux postures torses et aux poses pesantes, fragiles épidermes livrés à la rugosité des souches et aux saillies tranchantes des gravats. La sordidité voisine avec le sublime, dans cette expérience photographique qui évoque souvent les performances du body art. Entre la déchéance et l’extase, le corps se trouve réduit à l’état de carcasse de boucherie ou se voit sublimé par la lumière et par l’air en un pur ectoplasme translucide, voire transparent. Le photographe prend ici d’inconcevables libertés avec son corps ; ces libertés-là frôlent le pathétisme. De certains êtres, la sagesse populaire a coutume de prétendre qu’ils seraient « écorchés vifs » ; Guillaume Ribot prend l’expression au pied de la lettre. S’écorcher, c’est une façon désespérée, mais une façon tout de même, de s’éprouver en vie. »

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