
Image depuis mon Iphone.
25/10/2010 - 12:38:03

25/10/2010 - 11:07:02

25/10/2010 - 10:59:52
.jpg)
*merci Jacques H.
25/10/2010 - 10:57:13

25/10/2010 - 10:53:33

25/10/2010 - 10:52:06

25/10/2010 - 10:39:34

25/10/2010 - 10:37:09

25/10/2010 - 10:35:30

20/10/2010 - 16:28:46

20/10/2010 - 16:27:50

Image depuis mon Iphone.
20/10/2010 - 16:16:47

Mon voisin, ne trouvant plus son cendrier et sa poubelle, dépose tire-jus et mégots dans ma
boîte aux lettres en allant chercher son journal et son pain.
20/10/2010 - 16:09:59

14/10/2010 - 09:12:24

Image depuis mon Iphone....dédicace à Agne et à son formidable travail sur les reliefs d'un déjeuner.
14/10/2010 - 09:09:27

Image depuis mon Iphone
14/10/2010 - 09:06:51
.jpg)
14/10/2010 - 09:05:06
.jpg)
14/10/2010 - 09:04:38
.jpg)
14/10/2010 - 09:00:22

12/10/2010 - 09:51:10

12/10/2010 - 09:49:00

12/10/2010 - 09:45:43
.jpg)
05/10/2010 - 09:00:31
.jpg)
05/10/2010 - 08:59:50
.jpg)
05/10/2010 - 08:59:07
.jpg)
05/10/2010 - 08:58:31
.jpg)
03/10/2010 - 23:30:55
.jpg)
*merci Arthur
03/10/2010 - 14:29:47
.jpg)
03/10/2010 - 14:28:50

03/10/2010 - 14:17:54

03/10/2010 - 14:17:14

03/10/2010 - 14:16:24

03/10/2010 - 14:15:45

03/10/2010 - 14:15:08

*merci Francis
03/10/2010 - 14:14:04

03/10/2010 - 14:12:59

03/10/2010 - 14:12:17

03/10/2010 - 14:11:11

07/09/2010 - 14:35:28

07/09/2010 - 14:33:55

Je déteste tous les uniformes.
07/09/2010 - 14:27:17

07/09/2010 - 14:24:28

27/08/2010 - 23:33:59

27/08/2010 - 23:29:38
.jpg)
27/08/2010 - 22:55:18
.jpg)
27/08/2010 - 22:50:47

27/08/2010 - 22:40:42
.jpg)
21/08/2010 - 23:04:34

21/08/2010 - 19:28:00
.jpg)
21/08/2010 - 19:16:10

21/08/2010 - 19:13:15
.jpg)
* Manifeste Dada, 1918. Tristan Tzara.
21/08/2010 - 19:10:18
.jpg)
21/08/2010 - 19:04:18

21/08/2010 - 18:56:36

21/08/2010 - 18:53:29

21/08/2010 - 18:48:29

21/08/2010 - 18:43:18

21/08/2010 - 18:31:01

21/08/2010 - 18:25:44
.jpg)
21/08/2010 - 17:13:17

21/08/2010 - 17:05:29

Le 20 janvier 2009 soufflait un espoir, un nouvel élan, des possibles. "Yes we can", scandait la foule qui assistait à l'investiture d'Obama. Pourtant, en y regardant de plus près (de beaucoup plus près), cette foule n'en est plus une. Chacun devient une partie reconnaissable parmi un million d'autres. La taille des disques durs et la résolution des capteurs permettront bientôt un fichage et une surveillance biométrique que même Orwell n'aurait osé imaginer... Aujourd'hui, Big Brother nous regarde à travers son oeil de 1474 mégapixels.
La flèche rouge indique l’emplacement du couple.
A voir sur le web :
http://gigapan.org/viewGigapanFullscreen.php?auth=033ef14483ee899496648c2b4b06233c
21/08/2010 - 16:53:02

21/08/2010 - 16:41:49
.jpg)
à Yves et Magalie
21/08/2010 - 16:31:07

21/08/2010 - 16:30:08
21/08/2010 - 16:03:34

21/08/2010 - 15:55:44

21/08/2010 - 15:53:18
.jpg)
21/08/2010 - 15:49:31
.jpg)
21/08/2010 - 15:44:17

21/08/2010 - 15:33:30

02/08/2010 - 17:13:11
.jpg)
02/08/2010 - 17:08:26

02/08/2010 - 17:02:06

02/08/2010 - 16:55:23
.jpg)
La photographie pour se taire.
Gris, gris de Payne.
L’automne alentour.
La campagne si lourde.
Feuilles, boue.
Coeur mou.
Feuilles arrachées.
Je ne vois pas en couleurs.
Les heures difficiles sont en noir et blanc
28 mm
f 2,8.
02/08/2010 - 16:51:16

02/08/2010 - 16:44:16
.jpg)
02/08/2010 - 16:38:12

02/08/2010 - 15:00:33

02/08/2010 - 14:55:55
.jpg)
02/08/2010 - 14:53:06

02/08/2010 - 14:42:18

02/08/2010 - 14:39:12

17/07/2010 - 19:53:53
17/07/2010 - 11:49:41

à Jean-Sébastien et sa révolte photographique...
15/07/2010 - 12:29:31

14/07/2010 - 11:04:01

13/07/2010 - 15:03:02
.jpg)
12/07/2010 - 17:17:07
.jpg)
12/07/2010 - 17:15:31

10/07/2010 - 16:31:59

10/07/2010 - 16:25:24
.jpg)
10/07/2010 - 16:24:16
.jpg)
10/07/2010 - 16:23:40

10/07/2010 - 16:15:52
.jpg)
Alice a cru aux merveilles...
Ce soir elle danse.
10/07/2010 - 15:59:26
.jpg)
Le lapin a été méchant avec Alice.
Alice l'a puni.
Bonne nuit les petits.......
Pompopopom popom
10/07/2010 - 15:21:43
.jpg)
Suivre le lapin ?
10/07/2010 - 15:19:33
.jpg)
10/07/2010 - 14:57:09
.jpg)
10/07/2010 - 14:49:58
.jpg)
30/06/2010 - 13:19:29
.jpg)
30/06/2010 - 13:14:25

30/06/2010 - 13:10:18

30/06/2010 - 13:08:26

30/06/2010 - 13:07:04

Lui : J'me fais chier.
Elle : Moi aussi.
L'autre Lui : J'me fais chier
L'autre Elle : Moi aussi
25/06/2010 - 12:29:13

25/06/2010 - 12:23:01

23/06/2010 - 18:25:47

23/06/2010 - 18:03:39

20/06/2010 - 18:53:44

20/06/2010 - 18:50:04

20/06/2010 - 18:46:30

20/06/2010 - 18:42:10

17/06/2010 - 12:11:23

17/06/2010 - 12:05:42

17/06/2010 - 11:46:44

En Arles ou en rêve
J’ai croisé Van Gogh
Bamboche à l’absinthe
Et petits coups d’assommoir
Sirotés sans aucune classe
Comme de fieffés ivrognes
Comme de fieffés salauds
Une toile pour un godet
Un portrait pour un kil
Il fait si chaud et si soif
Dans la Provence de mes nuits
Je n’ai plus grand chose à faire
Je n’ai jamais eu grand chose à faire
Rien ne bouge
Les cigales se sont tues
Et le peintre s’en est allé
Qu’importe !
Je me réveillerai après un dernier verre
C’est promis.
14/06/2010 - 00:55:31
.jpg)
14/06/2010 - 00:45:53

14/06/2010 - 00:26:59

Debout, de gauche à droite (les grands) : Laurent Chollat, Franck Infanti, Didier Renoud, Patrick Besset, Jean-Michel David
Accroupis de gauche à droite (les petits) : Franck Billemaz, Hervé Delphin, Guillaume Ribot, William Chollat, Pierre-François Elia
11/06/2010 - 09:59:03

10/06/2010 - 19:18:05
.jpg)
09/06/2010 - 09:57:25

08/06/2010 - 23:47:44

08/06/2010 - 23:46:38

08/06/2010 - 23:45:32

08/06/2010 - 23:44:17

08/06/2010 - 23:40:49

08/06/2010 - 23:38:05
.jpg)
02/06/2010 - 15:34:49

01/06/2010 - 15:57:26

31/05/2010 - 15:36:07

31/05/2010 - 15:35:02

31/05/2010 - 15:33:48
.jpg)
31/05/2010 - 15:32:31
.jpg)
31/05/2010 - 15:31:50

26/05/2010 - 13:27:08

26/05/2010 - 13:24:28

24/05/2010 - 15:16:20

24/05/2010 - 15:05:45

23/05/2010 - 00:46:16

21/05/2010 - 23:44:11
.jpg)
20/05/2010 - 17:31:17
.jpg)
19/05/2010 - 14:42:33
.jpg)
18/05/2010 - 00:12:49

17/05/2010 - 22:17:34

Michelle est serveuse au bar des Vedettes. Pour être à l’aise, elle porte des pantoufles. Ses hanches sont larges aujourd’hui. C’est jour de marché. Ici, les mots sont las. Un 51 bien tassé pour Monsieur Ahmed. 55 ans bien passés pour Michelle. Derrière la bonhomie de comptoir, les répliques creusent l’ennui. Le temps, sujet incontournable et universel lie le crachoir : fond de l’air frais, y’a plus de saison, on a pas eu d’hiver… Mais elle son truc, c’est la santé ! Elle parle de jeunesse envolée en servant des blancs cassis à quelques vieux qui n’en ont rien à cirer. Son genou la fait souffrir, mais pas de cholestérol. Ah, non ! C’est sa fierté. Mais elle a mal au genou. Un pas au hasard et « clac », le genou qui se barre. Puis le temps. Putain de temps qui bloque la flexion. Sa flexion. Ca rouille. Y’a plus de saison. Y’a plus de jeunesse.
La conversation ne s’aventure jamais bien plus loin que la dernière gorgée. Ici, aux Vedettes, les fluctuations (toujours descendantes) des liquides impriment du tragique au discours en bout de comptoir. Vite, vite. Parler. Parler. Il ne faut pas boire sans parler. C’est pêché. C’est montré qu’on est là pour le jaja. On ne vient pas là pour boire. Non ! Vite, vite. Un autre blanc. Y’a plus de saison. Moitié vide ou moitié plein. Qui ? Le verre, bien sûr. Vous êtes vraiment sûr ? De toute façon on verra bientôt le fond. On voit le fond. J’ai le g’nou qui coince. Le verre qui descend. Le verre est vide. Les mots sont en suspens.
A la même heure tous les matins, un habitué sans nom vient boire deux blancs secs. Ca les fait marrer de le voir pousser la porte et ouvrir son crapaud avec tant de ponctualité. Il a toujours la monnaie. Comme pour ne pas perdre de temps après avoir terminé. Le premier verre est bu d’un trait. Le deuxième, siroté en deux fois. Il ramasse son sac en plastique. Regarde le marché au dehors. Le verre vide semble sale. Traces de solitude sur le verre à pied. Trop de trop sur le gras des lèvres.. Pas tout à fait poivrot. Mais que faire ? Rester ou sortir pour revenir et se rafraîchir d’un Abymes ? L’esprit cristallisé dans l’écluse du jaune savoyard. Même pas honte de venir boire sans parler.
Michelle a la rotule capricieuse. Celle qui vous plombe derrière un comptoir, sans espoir d’aller voir ailleurs si on y est. Alors, elle parle avec sa copine, marchande de fripes qui lui raconte son dernier amour raté. Pas tout à fait jolie. Un peu trop brune. Plus tout à fait jeune, non plus. Elle a quand même fait la figurante dans un téléfilm. Un épisode de « Louis la brocante », sur France 3. Mais que dire aujourd’hui. Quelle histoire ressortir ? « Je suis allée en Turquie. Moi j’adore les voyages organisés mais sheipa si j’y retournerai, cause au tremblement de terre. »
« Oh, moi, avec mon genou de toute façon…»
15/05/2010 - 22:47:24

15/05/2010 - 21:18:40
.jpg)
13/05/2010 - 21:52:07

12/05/2010 - 18:12:49

11/05/2010 - 22:50:06

11/05/2010 - 12:15:37
.jpg)
09/05/2010 - 22:46:27

08/05/2010 - 19:40:05

07/05/2010 - 21:31:59
.jpg)
Until the colour of a man's skin
Is of no more significance
Than the colour of his eyes
Me say war
Bob Marley
07/05/2010 - 00:01:25

Nîmes
19, rue Trajan.
Capodastre, 3ème case.
Tes 16 ans rimbaldiens.
« Le cœur fou robinsonne à travers » une chanson des Yéyés.
Aujourd’hui, c’est ton anniversaire.
Je pense à toi.
J’adore cette photo.
06/05/2010 - 15:54:27

05/05/2010 - 19:23:13
.jpg)
03/05/2010 - 21:52:36
.jpg)
Album de famille. Jean Cocolomb, mon grand-père.
02/05/2010 - 13:32:58

02/05/2010 - 11:16:10
.jpg)
02/05/2010 - 10:59:53

30/04/2010 - 16:38:30

28/04/2010 - 19:18:01

28/04/2010 - 18:51:54

28/04/2010 - 18:45:56

28/04/2010 - 18:43:41
.jpg)
28/04/2010 - 18:37:07
.jpg)
08 06 2001
J’aurais aimé être le premier père
Mes yeux s’étouffent
Dans le regard incrédule de ta mère
Bout de chair, je me tais
Je pleure
Ta tête toute tirée
Me fait mal
Végétal
Ventre creux crie famine
Mes mots sont cons
Et je ne sais dire mon bonheur
23/04/2010 - 23:41:04

23/04/2010 - 08:46:55

22/04/2010 - 11:30:07

21/04/2010 - 16:06:14

21/04/2010 - 15:55:33

21/04/2010 - 15:54:29

Sur les flots,
Sur les chemins,
Nous poursuivons le bonheur.
Mais il est ici le bonheur.
Horace
21/04/2010 - 15:52:04
.jpg)
19/04/2010 - 21:53:10
.jpg)
19/04/2010 - 21:40:04
.jpg)
19/04/2010 - 21:33:58
.jpg)
19/04/2010 - 19:26:36
.jpg)
19/04/2010 - 18:58:10
.jpg)
Alexandre, mon filleul, en août 1998. Mille tempêtes plus tard il a 19 ans.
19/04/2010 - 18:14:38
.jpg)
19/04/2010 - 18:01:22

Le jour du quatorze juillet
Je reste dans mon lit douillet.
La musique qui marche au pas,
Cela ne me regarde pas.
Je ne fais pourtant de tort à personne,
En n'écoutant pas le clairon qui sonne.
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Georges Brassens
10/04/2010 - 11:30:27
.jpg)
10/04/2010 - 11:25:39
.jpg)
08/04/2010 - 15:50:54
.jpg)
06/04/2010 - 23:31:53

Salle de classe de la colonie d'Izieu, 2003.
06/04/2010 - 01:24:51
C’est ton anniversaire aujourd’hui. Il y a 11 ans, j’écrivais ces mots lors de notre deuxième week-end passé ensemble. Tu ne sais même pas que je les ai écrits et j’ai l’impudeur de les mettre sur le web. A la disposition de tous.
Le Louvre – 02 01 1999
Ils nous regardent.
Les yeux des gens du monde entier
Entre Joconde et David nous dévisagent.
Aurions-nous l’air si heureux ?
Nous marchons
A la recherche d’un amour de pierre blanche.
L’Eros de canova.
Celui que j’ai photographié en clair-obscur.
Je t’aime.
Nous avalons les couloirs.
Je t'overdose.
Ils nous regardent.
Tu ne dis rien, mais je suis sûr que tu as mal aux pieds.
Et moi qui te parle du scribe accroupi,
Des merveilles de tant de civilisations,
Des toiles, des statues,des bijoux, des…..
Je me tais.
Douce,
Douce Marie.
Et si on rentrait à l’hôtel ?
05/04/2010 - 22:16:04
.jpg)
05/04/2010 - 21:59:00
.jpg)
05/04/2010 - 21:58:25
.jpg)
05/04/2010 - 21:56:26

01/04/2010 - 17:36:30
.jpg)
31/03/2010 - 15:58:59
.jpg)
30/03/2010 - 15:51:27
.jpg)
29/03/2010 - 11:12:14

29/03/2010 - 11:01:49
.jpg)
29/03/2010 - 10:53:45
.jpg)
29/03/2010 - 10:52:56
.jpg)
29/03/2010 - 10:52:19

29/03/2010 - 10:51:20
23/03/2010 - 20:33:10



.jpg)


.jpg)


.jpg)
.jpg)
.jpg)
Il s'appelait Gaétan. C'était l'oncle et le parrain de ma femme. Je n'en savais rien. Personne n'en savait rien. Il y a 2 mois, je passais une nuit avec les bénévoles du Codex-Vinci qui viennent en aide aux SDF. Je réfléchissais à la possibilité d'un projet photographique. La neige recouvrait Grenoble. J'ai vu tant de détresse. Tant de besoin de parole. La photographie ne sert à rien des fois, je crois....
Dès aujourd'hui, les journaux n'en parlent déjà plus.
Next !
.jpg)
LE DAUPHINE LIBÉRÉ - Fabrice Margaillan
Depuis qu'il a découvert les corps sans vie de Gaétan Veneziano et d'Isabelle Rey dimanche vers midi dans une bâtisse en ruines sur les contreforts de la Bastille, Yves Bigotteau remue riel et terre. Pour connaître la vérité sur les conditions de leur décès, mais aussi pour retrouver leurs familles respectives. Selon le joggeur, ils avaient touché de I'argent et projetaient d'acheter un bien. « Cela fait environ un an que je les connais. Je passe par là pour mon jogging du dimanche et j 'avals pris l'habitude de passer les voir pour prendre des nouvelles. Parfois, ils m'invitaient et on partageait une boite de conserve. Je leur avais donné un chariot a roulettes pour qu'ils aillent faire leurs courses. C'était des gens sympathiques qui désiraient garder leur indépendance. » A plusieurs reprises, cet ancien commercial assure leur avoir conseillé d'entreprendre des démarches pour obtenir des aides et un logement social. Sans succès.: « Je n'étais pas venu depuis deux semaines, et là, je me suis dit que j'allais passer les voir.Quand je suis arrivé, j'ai crié pour les prévenir que j'étais là. Personne ne m'a répondu. Je me suis avancé, j'ai regardé par la petite fenêtre et j 'ai vu que Gaétan ne bougeait plus. Je suis monté jusqu'au restaurant pour qu'on alerte les secours et ce sont les pompiers qui ont découvert Isabelle », raconte Ie sexagénaire encore ému. Selon lui, Ie couple de SDF avait des projets. « Ils m'avaient expliqué qu'ils avaient touché de I'argent. Un rappel de traitement pour environ 80 000 euros qu'ils comptaient utiliser pour s 'acheter un petit appartement. Ils m'avaient dit aussi qu'ils avaient tenté de louer un appartement a Grenoble. Ils avaient semble-t-il payé la caution et Ie loyer d'avance, mais cela n'a pas pu se faire. Peut-être parce qu'ils ne présentaient pas très bien. Si ça se trouve, ils seraient encore vivants aujourd'hui ». Cette somme d'argent et les incertitudes sur les causes de la mort laissent Yves Biqotteau dubitatif. Toujours est-il qu'il se bat maintenant pour retrouver les familles des deux SDF et les mettre au courant de la situation. « Je Ie fais pour leur mémoire. Un peu pour moi aussi...Je veux gagner ma place au paradis en faisant une bonne action. On ne devrait pas mourir comme ça. »

LE DAUPHINE LIBÉRÉ - Denis Masliah
Voilà dix ans qu'ils survivaient là, dans une ruine ouverte aux quatre vents. Gaëtan et Isabelle, la soixantaine, venaient d'y passer un nouvel hiver, le plus froid, sans doute, des dernières années. A 13 heures hier, leurs corps ont été découverts par un joggeur qui les connaissait et passait leur rendre visite de temps à autre. Voilà une quinzaine de jours que l'homme n'était pas venu courir dans le secteur. Alors il a fait un crochet par la maison en ruines, accrochée aux pentes de la Bastille, à la limite des communes de Grenoble et de La Tronche. En arrivant par le vague sentier enneigé qui mène, dans les bois, jusqu'à la baraque isolée, il a distingué le corps d'Isabelle, recouvert d'une mince plaque métallique. Il a alors immédiatement appelé les secours. Et lorsque les sapeurs-pompiers sont parvenus sur place, ils ont contourné les murs défoncés et ont découvert dans la seule pièce possédant encore un plafond, le cadavre de Gaëtan. Le malheureux était allongé sur un lit de fortune, au milieu des détritus. Dans le cadre d'une procédure ouverte pour "découverte de cadavres et recherche des causes de la mort", les officiers du service de quart ont effectué les premières constatations avec la police scientifique et un médecin légiste. Selon les premiers éléments -qui demandent à être confirmés par les autopsies - la sexagénaire est a priori décédée d'une chute ou d'un écrasement causé par des matériaux tombés de la structure en ruines. Sur le corps de son compagnon, aucun élément ne permettant de supposer une mort violente n'a été constaté. Il est probable que l'homme se soit laissé mourir de froid et de chagrin ; aucun élément ne permettant de conforter la thèse d'un suicide par substance médicamenteuse n'a été découvert par les enquêteurs. "Il s'agissait de gens charmants, qui vivaient là depuis longtemps. Je tolérais leur présence ici et je les aidais comme je pouvais", explique le propriétaire du terrain. "Ils venaient régulièrement chercher de l'eau à la fontaine, au sommet de la Bastille", explique une commerçante voisine. "Souvent, nous les prenions en stop jusqu'en ville ou jusqu'à la boulangerie. Parfois, ils avaient suffisamment d'argent pour s'offrir une chambre d'hôtel pour une nuit", explique-t-elle encore. De l'histoire personnelle de ces gens, de l'itinéraire qui les a menés à cette vie terrible, nul ne sait rien (...).

.jpg)






.jpg)

Cent mille toupies tournoient devant mes yeux...
Non, cent mille femmes... Non, cent mille violoncelles.
Blaise Cendrars, Les pâques à New-York, avril 1912
Du mort au sud
Le sud n’existe pas
Les jours sans fin du bas de la Terre
Le Cap Horn au bout du canal
« Ô Mort, vieux capitaine, il est temps! levons l'ancre!
Ce pays nous ennuie, ô Mort! Appareillons! *»
Tous les vents du monde
Soufflent en Patagonie
Tous les bateaux de toutes les mers
Meurent un jour en Terre de Feu
Dans la baie d’Ushuaia
Un vieux rafiot est à vendre
Je suis si loin
* Charles Baudelaire, Le voyage





.jpg)







.jpg)
.jpg)



.jpg)

D'après "Les aveugles", Charles baudelaire.


.jpg)

Le trio Arc-en-ciel : Daniel Ribot (mon père) - Charles Ribot, coquettement juché sur un marche-pied glissé sous le tapis (mon grand-père) - Alain Ribot (mon oncle)


.jpg)

Charles Ribot, mon grand-père, debout au centre, photographié par le correspondant du Provençal à Nîmes.









D'après James Whistley : "La mère de l'artiste",1871.


.jpg)



.jpg)
.jpg)
.jpg)
Le 15 janvier prochain....
Mes photos illustrent le cd et le spectacle.
http://www.myspace.com/chezgagarine
.jpg)
Suse Feldsberg est née le 7 janvier 1931 à Prague.
Le 20 mai 1942, elle écrit dans sa composition de français : "Que c'est agréable à voir voltiger les papillons aux couleurs multicolores...".
Le 11 septembre 1942, Susi est assassinée à Auschwitz avec sa sœur Elise, 9 ans, son père Armin et sa mère Frida.
.jpg)
.jpg)
.jpg)
.jpg)
Tristement esseulée sur ton aile
Pauvre pissette sans gamelles
Tu comptes les buts et les mégots
Quand l'avant-centre fait le beau
(in Les Pensées d'Horst Hubesch)
.jpg)
Je bois seul
L'homme passe
Sans m'arrêter


